L'une d'elles attira mon attention...Une voiture, une magnifique Audi grise pour le peu que je connaissais sur les voitures. Les vitres teintées empêchaient de voir le visage d'un quelconque conducteur ou même d'un passager.
Pourtant, je savais, je sentais que c'était lui qui était revenu. Mon coeur s'était mis à battre la chamde alors que je sentais mes joues s'empourprer. Comment, sans le voir, je pouvais ressentir de telles choses ? Comment était-il possible que mon comportement ait changé si vite ?
Il descendit lentement, sans que rien en lui n'ait changé : ses cheveux couleur zinc, sa peau aussi pâle et blanche que la neige, ses yeux dorés malgré des cernes entourant son regard de braise... Non, rien n'avait changé.
Il fallait que je me ressaisisse, que j'ouvre la bouche ou même qu'un mouvement physique se fasse sentir, mais rien. J'étais complètement incapable de bouger alors que lui rentrait dans l'établissement qui nous servait de lycée, me lancant au passage un regard plein de haine, de curiosité, d'interrogation...de tendresse.
Le professeur parlait des différents temps auxquels se conjuguaient les verbes en français, alors que certains des élèves s'amusaient à se lancer des bouts de gomme, à se chamailler ou même à s'embrasser.
Je sentais son regard se poser sur moi alors qu'il était derrière moi. Mais je sentais qu'il attendait un mouvement de ma part, j'avais l'impression de lire en lui, de le comprendre en étant pour autant complètement perdue et déboussollée face à lui.
Ashley avait insisté pour s'installer près de moi. Elle me parlait des années collège où elle était la souffre douleur des autres élèves, je n'aurais jamais imaginé ce qu'elle avait enduré plus jeune si elle ne m'en avait pas parlé. Une bouffée de culpabilité m'envahit, je l'avais trop vite jugée selon son apparence et sa façon de parler, je l'avais bien vite classée dans la colonne " Blonde hyperactive aux multiples cartes de crédits", image qui ne lui correspondait absolument pas au moment où je lui parlais. Elle était tout simplement une fille, essayant d'oublier ses misères de jeunesse en profitant de l'instant présent. Et elle avait raison, elle était courageuse dans une situtaion que j'aurais sûrement fuis en me renfermant sur moi-même.
A l'heure du déjeuner, assise à table avec mes camrades de cours, je me rendis compte que ma vision d'eux avait changé, je les voyais différemment. Je les comprenais presque sans pour autant partager leur opinion. Ils étaient en fait eux-même, des adolescent ne se souciant de pas grand chose, profitant de la vie.
En sortant du lycée, je me rendis compte qu'une personne attendait prèsde ma voiture, pourtant trop loin pour que je puisse savoir qui. En m'approchant, je reconnus la silhouette monstrueusement musclée de Taylor. Il était là, souriant de toutes ses dents, comme à son habitude. Lui qui disait détester cette ville autant que les livres que lui envoyait chaque été ma mère, lui elle même pensait qu'il adorait la lecture, il était venu jusqu'ici.
- Vanessa, le serrant contre elle : Mais qu'est ce que tu fiches ici ?
- Taylor : Figures toi que je viens chercher ma meilleure amie naine.
- Vanessa, le fusille du regard : C'est toi qui est trop grand pour ton âge, je suis aux normes moi.
- Taylor, s'esclaffe : Aux normes ? Avec 1m56 ? Tu plaisantes, même à 13 ans je mesurais plus.
- Vanessa, grogne : C'est bien pour ça que je te dis que c'est toi qui a un problème. Idiot, arrêtes de rire de moi, ce n'est pas drôle. Dis moi pourquoi tu es là ou lieu de rire comme un demeuré.
- Taylor, se calmant : Et bien je voulais juste te...( Lance un regard noir à quelque chose derrière moi).
- Vanessa, se retourne : Qu'est ce que tu regardes comme ça ?
- Taylor, distant : Viens on rentre. Tu as finis n'est ce pas ?
- Vanessa : Euh oui, mais qu'est ce qu'il se passe ?
- Taylor, froid : Je ne peux pas rester ici.
- Vanessa : Ok ok, on y va. C'est les Cullen que tu regardes comme ça ?
- Taylor, s'installe près de moi dans la voiture : Disons que nos familles, ou nos clans, appelle ça comme tu veux, ne sont pas en bonne entente.
- Vanessa, commence à rouler : C'est ce qui a déclanché cette haine en toi ?
- Taylor, soupire : En quelque sorte. Toi et moi nous nous connaissons depuis que tu es bébé, mais ne t'es-tu jamais demandé pourquoi je n'approchais pas de la partie nord de la fôret ou du centre ville ?
- Vanessa, rougit légèrement : Et bien, tu me connais je suis nulle en orientation donc le nord de la fôret pour moi, c'est du charabia. Mais c'est vrai que tu ne t'es jamais vraiment approché du centre ville. Maintenant que je m'en suis rendue compte tu vas me dire pourquoi ?
- Taylor, rire : Non.
- Vanessa : Oh Taylor, ce que tu peux être gamin parfois. Aller dis.
- Taylor, sérieux : Plus tard peut-être. Tu viens à peine d'arriver à Forks, je tiens à ce que tu restes un moment encore.
- Vanessa, fronce les sourcils : Mais je compte bien rester longtemps encore.
- Taylor : Tant mieux. Tu ne veux pas appuyer sur l'accélérateur, parce qu'hônnetement même à pieds j'irai plus vite.
- Vanessa : Il me semblait pourtant, d'après ce que m'a dit Charlie, que c'est toi qui avait réparé cette voiture. Et puis moi je l'adore, entre nous c'est jusqu'à ce que la mort nous sépare.
- Taylor, s'esclaffe de nouveau : Te connaissant c'est pour dans pas longtemps. Tu crois que je ne t'ai pas vu tomber hier en sortant du garage pour rejoindre ton père ? Tu t'es complètement affalée au sol.
- Vanessa, rougit : Cesse donc de te moquer de moi, tu as deux ans de plus que moi alors que tu parais en avoir douze de moins...
Nous avions passé la soirée ensemble, dans ma chambre, à parler de nos étés passés tous les deux.
Le lendemain, arrivée au lycée, j'appréandais le premier cours de la journée : Physique. Il allait être assis juste près de moi, et il était certain qu'il était là car sa voitre ne passait pas inapercue. Dans les couloirs, je me réjouissais intérieurement de n'avoir croisé aucun de mes "amis". J'avancais, doucement tête baissée, évitant les regards des racontards qui ne se remettaient toujours pas de l'arrivée d'une nouvelle dans la petite ville de Forks, arrivée dont je peinais aussi à me remettre. Une personne que je n'avais pas remarqué avant de me retrouver allongée sur elle, me sourit d'un sourire hônnete et franc, qui avait tendance à accentuer la couleur écarlate qui était apparue sur mes joues.
- ... : Je suis vraiment navré, je n'ai pas fais attention à l'endroit où je marchais.
- Vanessa, rougit de plus bel, murmurant en baissant la tête : Non c'est de ma faute, je suis très maladroite et je ne regardais pas...
- ... : Tu es Vanessa n'est ce pas ?
Je levais la tête, surprise qu'un inconnu connaisse mon prénom, bien que tout le lycée devait le connaitre depuis un moment déjà.
Il se tenait là, d'une beauté des plus époustouflantes, me fixant avec ce sourire en coin, un soupçon de moquerie dans le regard. Sa peau était aussi blanche que celle de ses frères et soeurs, ses yeux brillaient comme des torches embrasées, ses cheveux mi-longs lui donnait un effet de nonchalance naturelle, le rendant bien plus séduisant que n'importe quel homme sur terre...n'importe lequel sauf Edward. Mon coeur se mit à battre la chamade tandis qu'il prit la parole.
- ... : Navré je ne me suis pas présenté, je suis Chace Cullen. Il me semble que tu connais déjà mon frère Edward.
- Vanessa, balbutiant : Oui, je...nous sommes dans...le...
- Edward : Dans le même cours de physique. Chace voudrais-tu bien cessé de l'importuner ?
- Chace, sourire insolent : Et bien Vanessa, je m'excuse de t'avoir importuné, je ne pensais pas à mal.
- Vanessa : Non non, c'est de ma faute je...
- Edward, froidement : Il me semble que nous avons cours.
- Vanessa, rougit derechef : Oui.
- Chace, souriant : Et bien ma chère Vanessa, ce fut un plaisir.
- Vanessa, bafoullant : Plaisir..pa...partagé.
- Edward : Bien allons-y.
Il me saisit le bras, de façon suprenante, comme s'il cherchait à maitriser sa force.
Nous arrivâmes un peu en retard en cours, mais en voyant Edward, le professeur calam ses ardeurs et nous dits de nous installer.
Il semblait furieux, complètement hors de lui. Son visage était fermé, ses traits encore plus sévères que d'habitude, bien que je n'eus pas le loisir de le voir très souvent. Ses yeux étaient passés de cette couleur or à un noir profond, son regard dénué de toute expression.
Le garçon avec qui j'avais parlé n'était-il pas son frère ? Ou bien j'étais la cause de cette soudaine colère... Ce qui me paraissait être une solution bien plus crédible.
Je l'observais, j'étais absolument incapable de détourner mon regard de ce visgae. Une expression horrifiée devait se lire sur mon visage, car, lorsqu'il tourna la tête vers moi, ses traits s'adoucirent, son regard se fit plus compréhensif.
- Edward, me fixant : Je suis désolé pour mon comportement. Je me suis montré bien trop dur avec toi.
- Vanessa, rougit : Ce n'est...pas grave.
- Edward, soupire légèrement : Mon frère Chace, est parfois très difficile à vivre. T'a-t-il importuné ?
- Vanessa : Non pas du tout ! Il est vraiment très gentil.
- Edward, fixant le vide : Bien.
J'hésitais, je voulais lui demander, je voulais savoir pourquoi il avait été si longtemps absent. Mais j'en étais simplement incapable. Les battements incessants de mon coeur m'empêchaient presque de respirer. Tandis que je peinais à reprendre mon souffle, un bout de papier rebondit sur ma tête avant d'attérir sur la table, entre Edward et moi.
Il me regarda un instant, incrédule alors que j'observais le petit papier replié dans mes mains.
Oh mon Dieu,
Te rends-tu compte que tu parles à Edward Cullen ?
Enfin je dis ça comme ça... Ce soir c'est la fête d'Hayden,
je compte sur toi pour venir avec nous. Avec Rachel, on
t'as acheté une robe trop magnifique. Tu seras presque
aussi jolie que moi...je plaisante^^
Bisous bisous.
- Edward : Je ne pensais pas que tu, allais dans ce genre d'endroit.
- Vanessa, soupire : Je ne compte pas y aller.
- Edward : Je vois.
- Vanessa, gênée : Et toi...est ce que tu...
- Edward, souriant : Non, je ne compte pas y aller.
Quelques instant plus tard.
- Vanessa, tête baissée : Tu as été absent pendant, un long moment.
- Edward, gêné, fronce les sourcils : Oui, j'ai eu quelques affaires à régler.
- Vanessa : D'accord.
Avant que je n'ai pu ajouter quoi que ce soit, la sonnerie retentie et Edward partit rapidemment. Il allait décidemment falloir que je m'habitue à son comportant pour le moins étrange. Sa façon d'agir, à lui et à sa famille, était si étrange qu'elle me donnait envie de tout savoir sur lui. Il m'intéressait comme personne. Je voulais savoir qui se cachait sous ce personnage, savoir qui il était vraiment, lui et ses confrères.
Je sortis de la salle, tête baissée, l'esprit vagabondant dans mon imaginaire. J'étais visiblement la dernière à sortir, même le professeur avait déjà quitté la classe.
Je marchais sans motivation aucune. Le cours suivant avait surement commencé mais je n'avais aucune envie d'y assister. L'image d'Edward résonnait dans ma tête, il m'avait touché en voulant m'eloigner de Chace. Il avait touché mon bras. Je froncais les sourcils en observant l'endroit précis que sa main avait agrippé...
Allongée sur mon lit, je repensais à Edward. Son comportement vis à vis de Chace avait été si surprenant. Rachel qui avait assisté à la scène, m'avait assuré que Chace avait essayé de me séduire. C'était tout simplement impossible, jamais un garçon ne s'était intéressé à moi, alors un Apollon comme Chace qui pourrait avoir n'importe laquelle des plus belles femmes du monde...
J'avais beau essayer de repenser à la scène de ce matin, le visage d'Edward hantait mon esprit. Il m'avait paru encore plus beau que la dernière fois. Etait-il possible qu'un être aussi parfait puisse continuer d'embellir ?
23h57. J'aurais donné beaucoup pour savoir ce qu'il faisait en cet instant, sans réellement comprendre pourquoi, j'avais l'impression qu'il était tout près...